Posté le 21.12.2008 par algerie360
Photo : Affiche d'annonce du film "Bab el Web" de Merzak Allouache
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Posté le 21.12.2008 par algerie360
Photo : Le cinéaste algérien Merzak Allouache et sa filmographie.
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Le cinéaste algérien Merzak Allouache a été distingué, le 24 février 2006, par le Centre d'études sur le cinéma de l'Université américaine de Harvard de Boston (USA), qui lui a attribué son prix "The Reba Stewart and Geneviève Mc Milan Award" pour l'ensemble de son œuvre.
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Le département des études audiovisuelles et de l'environnement et le Film Study Center de l'Université américaine ont organisé, du 24 au 27 février, un cycle de projections des œuvres majeures de l'enfant terrible du nouveau cinéma algérien : "Omar Gatlato"(1976), "Bab El Oued City"(1994), "Salut Cousin"(1996), "L'autre monde"(2001) et "Bab el Web"(2005).
"Cette distinction, d'une institution universitaire américaine très impliquée dans le monde du cinéma, est une reconnaissance pour le nouveau cinéma algérien en général, au-delà de mon oeuvre. Le cinéma algérien reste malheureusement très peu connu et presque pas diffusé à l'étranger", a confié le cinéaste, se déclarant impressionné par les moyens dont dispose l'université de Harvard pour le seul département des études cinématographiques.
L'université de Harvard gère une très importante cinémathèque et une bibliothèque réservée aux écrits, films, courts métrages et documentaires du monde entier.
Chaque année, elle organise des cycles de films et des rencontres sur des thèmes intéressant le cinéma, invite des réalisateurs et organise un prix, dont la huitième édition (2005) revient justement au cinéma algérien.
"Ce forum du cinéma constituera, j'en suis sùr, une bonne tribune pour mieux faire connaitre le cinéma algérien", estime Allouache, qui dit avoir rencontré des distributeurs américains s'intéressant aux titres algériens.
"Le cinéma algérien a produit beaucoup de films et documentaires qui méritent une plus large diffusion à travers le monde", notent les animateurs de la rencontre.
Les projections des films de Allouache sont suivies de débats animés par le cinéaste algérien, dont certains titres, comme "Omar Gatlato", "Bab El Oued City" ou "Bab el Web", sont commercialisés dans le réseau DVD ou sont programmés lors de festivals organisés aux USA autour des films du Tiers-Monde.
"Les films algériens restent malheureusement très peu connus ici. La projection en 2005 de La Bataille d'Alger a été la révélation pour le public américain", fait remarquer un distributeur de New York, spécialisé dans la distribution de films de la diaspora noire américaine et de cinéastes africains, qui a dans sa collection quelques titres algériens dont "L'autre monde" de Allouache.
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K.B – Tassili Magazine n° 45 – Mars-Mai 2006
Posté le 20.12.2008 par algerie360
Photo du haut : un des bijoux fabriqués par Youcef Nemchi
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Posté le 20.12.2008 par algerie360
Photo : Youcef Nemchi(en costume bleu de nuit) dans son atelier du Bois-des-Arcades à Riadh El Feth (Alger). A gauche de la photo, un de ses apprentis.
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Les Beni Yenni sont traditionnellement d'excellents orfèvres. Leurs bijoux en argent incrustés de corail ou d'émaux cloisonnés ont toujours été appréciés bien au-delà des limites de la Kabylie. C'est justement le cas pour ceux de Youcef Nemchi qui tient boutique au Bois-des-Arcades, Riadh El Feth, à Alger.
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Même si certains membres des Beni Yenni ont aujourd'hui pignon sur rue à Alger, à l'image de Youcef Nemchi auquel nous avons rendu visite dans sa boutique, ils continuent de reproduire inlassablement et avec humilité les mêmes gestes que leurs ancêtres pour créer leurs bijoux. L’innovation réside dans le fait qu’ils savent donner à leurs œuvres une facture moderne sans pour autant renier les formes et les motifs traditionnels.
Il faut savoir, au passage, que l’originalité du bijou berbère de Kabylie réside dans le fait qu’il soit réalisé entièrement à la main, avec une finesse dans les styles et les motifs. A la précision et l’harmonie s’ajoutent les couleurs dont il est émaillé et le rouge du corail incrusté. Cette particularité dans la réalisation remonte à bien avant 1800 lorsque le travail du métal précieux avait pris place à Beni Yenni.
C’est ainsi que, partant de son environnement, le grand-père paternel de youcef Nemchi perpétua cette tradition en remettant le flambeau au père, lequel a su sauvegarder l’héritage avec toute la passion voulue.
A son tour, Youcef Nemchi assura la relève à partir de 8ans pour arriver aujourd’hui à s’imposer dans cette activité en introduisant l’innovation et la créativité dans la réalisation des bijoux que portent ses ancêtres, tout en préservant le cachet authentique de l’œuvre, qui n’est autre que l’identité culturelle de la région et, par extension, du pays.
C’est, en effet, dans son petit atelier du Bois-des-Arcades, à Riadh el Feth, où, tout en refusant la facilité des bijoux de pacotille, il crée de véritables fibules en argent massif agrémentés de corail rouge, d’émaux bleus, verts, jaunes, de forme triangulaire ou circulaire, de lourds bracelets, des colliers porte-amulettes carrées et émaillées ; c’est donc dans ce petit atelier que plusieurs chefs d’Etat et hôtes illustres de l’Algérie ont eu à apprécier ses différents travaux.
Ceux-ci ont d’ailleurs atteint un stade de représentativité tel qu’il dépasse nos frontières. En cela, ils sont devenus les ambassadeurs émérites du patrimoine culturel et artistique algérien.
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K.B - Tassili Magazine n° 38 - juin-aout 2004
Posté le 20.12.2008 par algerie360
Photo : Afin d'assurer une bonne relève, El Hachémi, fils de Mohamed Boumehdi, est lui aussi un céramiste de talent
Posté le 20.12.2008 par algerie360
photo : Minaret de la mosquée de Diar El Mahçoul, sur les hauteurs d'Alger. La décoration en céramique bleue est de Mohamed Boumehdi.
Posté le 20.12.2008 par algerie360
Photo : Une partie de la galerie d'exposition attenante à l'atelier du quartier de Kouba
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Mohamed Boumehdi a fait ses études en 1947 à Berrouaghia, sa ville natale, dans un atelier de céramique. Un an après, quand l'atelier ferme, il part à Paris. Le jeune homme fréquente alors des séminaires pour artistes et parvient à vendre quelques-unes de ses créations.
Il retourne à Alger en 1958. Inscrit à l'Ecole des Beaux-arts, il fait ses preuves rapidement puisqu'il est appelé pour restaurer le Palais d'été d'Alger, connu pour la délicatesse de ses motifs et les couleurs de ses céramiques.
Mohamed Boumehdi est alors remarqué par l'architecte français Fernand Pouillon qui lui demande de décorer la chaine de complexes balnéaires qu'il construit sur les cotes algériennes : Moretti, Tipasa, El minzah, Zéralda, Sidi Fredj...
En 1966, Fernand Pouillon l'aide à ouvrir son premier atelier dans le quartier de Kouba et lui commande les carreaux vernissés qui viendront décorer ses hôtels. Les murs de nombreux édifices algérois, anciens ou contemporains, portent l'empreinte de Boumehdi.
Alger lui doit la décoration du prestigieux hôtel El Djazair (ex. Saint-Georges), l'agence centrale d'Air France, le Palais présidentiel, la basilique de Notre-Dame d'Afrique ou encore le minaret de la mosquée de Diar El Mahçoul.
En France, Mohamed Boumehdi a réalisé les très jolies céramiques de la chapelle de Flayose, dans le Var en France.
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Posté le 20.12.2008 par algerie360
Photo: Mohamed Boumehdi, céramiste, 80 ans.
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C'est peut-être un lieu commun de dire que la culture algérienne est riche en tradition céramique. Ce qui, par contre, l'est moins, c'est d'observer que depuis quarte décennies, celle-ci a su se renouveler grâce à quelques créateurs dont l'objectif est de pérenniser leur art. A 80 ans, Mohamed Boumehdi figure justement parmi les céramistes algériens les plus renommés.
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Coté style, il est difficile de parler d'une tendance actuelle dans l'art de la céramique en Algérie. Car, bien qu'il existe une attirance générale pour les formes pures, chaque céramiste développe un style personnel.
Cependant, la ligne élégante et simple du style haut de gamme de quelques céramistes algériens révèle cette nouvelle façon de décorer un édifice, une salle ou de dresser le couvert où la fantaisie se mêle à la rigueur. C'est d'ailleurs à ce titre que Mohamed Boumehdi, artiste d'exception, dont le fils, El Hachémi, est également céramiste, utilise les savoir-faire traditionnels tout en recherchant la modernité.
Ce "poète de l'émail", ainsi que le qualifiait l'architecte français Fernand Pouillon, sait inventer des recettes de cuisson, maniant des outils quelquefois insolites, préparant ses propres mélanges à partir de matières premières qu'il trouve peu ou prou sur le marché, et créant tout ce que lui dicte son imagination.
Ses sources d'inspiration ? Les motifs traditionnels qui existent dans les maisons de la Casbah mais aussi les carreaux et enluminures du miniaturiste Omar Racim et quelques céramistes bien sûr, Soupireau entre autres.
Assiettes carrées ou rectangulaires d'inspiration asiatique, mains de Fatma stylisées, poteries aux formes épurées...Mohamed Boumehdi donne naissance, depuis l'ouverture en 1966 de son premier atelier dans le quartier de Kouba, à des œuvres d'une grand diversité, véritable alchimie permettant d'adapter des techniques millénaires aux matériaux les plus modernes.
Grace à lui et à d'autres céramistes comme Djamel Djerboua, on peut dire que la céramique a, aujourd'hui en Algérie, le vent en poupe, et c'est tant mieux.
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K.B - Tassili Magazine n° 38 - Juin-Aout 2004
Posté le 20.12.2008 par algerie360
Photo : Nordine Gharbi, horticulteur, dans son bureau de la galerie "Fouillis et mains vertes"à Chéraga (Alger).
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Posté le 20.12.2008 par algerie360
Photo : Nordine Gharbi, horticulteur, en action sur son lieu de travail (la galerie "Fouillis et mains vertes")
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Avant lui, les horticulteurs faisaient de simples pots avec des plantes. Depuis qu'il a débarqué, au tournant des années 2000, dans ce milieu où l'on respectait peut-être trop sagement les usages et la tradition, c'est la révolution !
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Dans sa galerie "Fouillis et mains vertes" du 1, rue Aissat Idir, à Chéraga, Nordine Gharbi s'est tout permis : de mêler dans ses pots autant de plantes d'intérieur que de fleurs et de branchages. De proposer autre chose que des pots. Par exemple des vases, ce qui reste logique, mais aussi des ensembles ornementaux très originaux : cascades murales, lits de rivières...et jusqu'aux rarissimes pousses telles les plantes d'aquarium et autres cactus, mais avec de belles fleurs aux couleurs vives.
Il faut reconnaitre que dans sa galerie on trouve de tout : des orchidées, des phœnix, des cycas revoluta ou palmiers du Japon, des ravanéa, ou cocotiers des iles du Pacifique...et, bien sûr, des bonzaï originaux comme le podocarpus, conifère buissonnant et ramifié originaire des iles grecques, ou comme ficus-retusa, l'un des bonzaï les plus communs.
Prenons le cas du phoenix rebelenii : c’est un palmier en voie de disparition dans le monde. « Chez nous, il est dans son contexte. En tout cas, il existait bien avant l’ère coloniale », explique Nordine Gharbi. Depuis peu, le phoenix rebelenii est réintroduit en Algérie d’où il avait disparu complètement. Ce dattier nain, gracieux palmier, a un stipe fin surmonté d’un bouquet de feuilles de plus de 1 mètre de long en forme de parasol harmonieux d’un très beau vert. Pour tout dire, c’est une plante de plous en plus prisée en raison de sa faculté à former des troncs bien ciselés.
La tillandsia ou « la fille de l’air », est une plante d’un tout autre genre, qui peut pousser n’importe où de façon très autonome. Collée sur un vieux bois de vigne, elle vit de l’humidité de l’air et fleurit selon la variété.
Autre plante rarissime, le Zamioculcas : c’est une remarquable ariacée aux tiges renflées et aux feuilles coriaces, originaire d’Afrique et rescapée de l’ère des ...dinosaures !
Toutes les plantes -ou presque- sont importées d’Europe, certaines achetées en bourse et transportées dans des conteneurs frigorifiés, la température étant de 15° C.
Selon Nordine Gharbi, cela est possible grâce à la compréhension et à la compétence des douaniers qui ont toujours fait leur travail sans esquinter les plantes.
Son « amour vert » pour ces locataires très particuliers de sa galerie, Nordine Gharbi veut le consolider par la reproduction de plusieurs espèces. L’orchidée par exemple : « elle me tient à cœur, je veux la reproduire pour qu’elle soit à la portée de tous », dira-t-il d’un air très décidé.
Un autre projet qui lui tenait à cœur, c’est celui d’une jardinerie. Aujourd’hui c’est chose faite. Les 27 et 28 mai dernier, « Fouillis et mains vertes » a organisé à Zéralda, sur l’ancienne route, des journées portes ouvertes sur les plantes tropicales et exotiques. Bien entendu, l’initiateur de ces journées était Nordine Gharbi, propriétaire de la jardinerie de Zéralda.
Voila de quoi réjouir les plus exigeants de nos amateurs de plantes qui désormais pourront quitter la galerie de Nordine Gharbi en se disant qu’ils ont enfin trouvé de belles plantes pour leur salon et, pourquoi pas, un très joli cadeau à offrir à leurs amis.
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K.B – Tassili Magazine n° 38 Juin-Aout 20