Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : Dans une villa d'Alger
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Quel agréable et délicieux palais élevé par le pacha d'Alger Moustafa !
C'est l'asile de la félicité, de la gloire, de la puissance, de l'intelligence,
de la splendeur, réunis au calme et à la placidité.
L'esprit émerveillé s'écrie en le voyant :
IL a été achevé au moment du plus favorable augure, de l'indice le plus
assuré de prospérité et d'abondance, "L'an quatorze après deux cents
et mille de l'hégire du prophète".
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Inscription d'un palais algérois du XVIIIe siècle
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*Les miniatures et textes poétiques sont extraits du livre "Mohammed Racim, miniaturiste algérien" - Entreprise nationale du livre, Alger 1984.
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : Jardin d'Alger
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Viens voir ! Les fleurs de l'amandier
Se répandent de tous cotés. - La brise les sème dans
Le bosquet, et la rosée verse sur elle sa fraicheur.-
Les feuilles de l'amandier vont bientot paraitre ;
Le messager d'heureuses nouvelles arrive...
Viens voir ! Les feuilles, et aussi les fleurs avec leurs
Parures, adorent le seigneur.
- Tous les oiseaux sous la feuillée psalmodient le verset :
"Dis : il est Allah, l'Unique".
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Vieille chanson algérienne
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : Femmes à la cascade
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"Je me suis rendu aux cascades pour les visiter
J'y ai découvert des rochers entre lesquels
Chantait une eau abondante
J'ai remarqué quatre jeunes femmes qui y lavaient du linge
La première à l'éclat de la lune, la deuxième celui du cristal,
La troisième, o mon frère, a enflammé mon coeur,
Et la quatrième, o mon frère, est une brulure sans feu..."
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Chant populaire "Hawfi"
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : Danseuses orientales
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"Celui qui mesure ta taille, o jeune fille ! et la compare
A la délicatesse du jeune rameau, ne dit point toute
La vérité et juge avec erreur
Car la taille n'a point d'égale, ni ton corps de frère !
Car le rameau n'est joli que sur l'arbre et tout nu ;
Mais toi de toute façons, tu es belle et les habits qui
Te cachent ne sont qu'un délice de plus".
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Les Mille et Une Nuits
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : Lendemain de mariage
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"J'ai juré de ne point t'oublier, o nuit d'hier !
puissé-je te revivre encore une fois !
Jamais je ne t'oublierai et ton souvenir demeure gravé
Dans mon esprit et ma pensée.
Toute la soirée, mon coeur était réjoui
Dans l'agréable compagnie des ètres bien-aimés,
Parmi les roses, sous les tresses pendantes de la treille...
Sur le sofa une beauté troublante,
Parée de riches soieries..."
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Ibn M'saib
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : Fète traditionnelle
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"Ma jolie est une rose, puis aussi une tulipe !
On ne compare pas assez les jolies aus tulipes !
Les belles , je veux aussi qu'elles soient jolies !
Les belles comme les roses, je veux aussi qu'elles soient tulipes !"
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Omar Khayyam
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : Bataille navale
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Quel secret recèles-tu, o mer ?
Est- ce là ta blancheur éclatante ?
Es-tu source de fraternité
Ou bien mènes-tu à l'hostilité ?
Pourquoi tes vagues transportent-elles les vaisseaux de la Mort ?
Est- ce toi qui engendre les guerres ?
pourquoi es-tu devenue un champ de bataille
Combien effroyable et craint à travers les siècles ?
Le mal n'est pas en toi, o mer !
Le mal vient de l'homme entêté et vaniteux.
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Mohamed Lakhdar ABDELKADER
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : Galère devant El-Djezair
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Sillonne la mer et afffronte les vagues
Sans te soucier de leur tumulte !
Chaque fois que les eaux s'agitent
Elles redeviennent calmes autour de toi
Leurs vagues s'apaisent, le gouvernail tient
Et le vent te guide avec aisance et bonheur
Jusqu'à ce que tu revienne chargée de butin.
A travers les siècles, tu as connu la gloire
Gloire immortelle que les temps n'ont pas ternie.
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Mohamed Lakhdar ESSAIHI.
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
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« Un artiste que hantait son rêve ancestral aura sans trop y penser, rouvert les portes du palais merveilleux, fait refleurir le jardin et jaillir les jets d’eau au-dessus des vasques de marbre ».
Georges Marçais - Mohammed Racim, miniaturiste algérien, « Gazette des Beaux-arts » 1939
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« Il emploie plus volontiers les valeurs que les ombres. Jamais il n’admet le clair obscur. Avant tout, il reste décorateur. Même s’il fait un portrait, comme celui de M. le Gouverneur Général Le Beau, il lui conserve volontairement un aspect d’icône. Mais la plupart du temps, il évite le naturalisme et la copie servile du modèle de ce genre d’imitation qui a tant nui à son maitre Dinet et qui communique à ses ouvrages tant de sécheresse. Par bonheur pour lui, il se trouvait obligé de peindre beaucoup par cœur, et de se servir surtout de son imagination. Il fuit le relief et le trompe-l’œil. Il exécute le détail matériel avec une patiente minutie, mais les figures, Dieu merci sont à demi inventées et faites de sentiment. Elles n’ont jamais la vulgarité de ce qui sent de trop près la chair. Elles gardent un aspect de fleurs. Tout cela est peint avec une préciosité exquise, sur une feuille pour être vue de près et longuement regardée à la main, comme la page d’un livre ».
Louis Gillet - Préface de l’exposition de Mohammed Racim à Paris en 1937
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« Depuis que je connais les miniatures de Racim, je regrette moins la perte des célèbres manuscrits enluminés qui constituaient le Trésor d’Al Mostancer Billah, le souverain fatimide. Jamais, avec plus de finesse, de souplesse, de grâce, jamais aussi avec une plus intarissable fantaisie ne s’est exercée l’habileté d’un miniaturiste arabe dans les mille combinaisons du décor géométrique. Jamais, non plus, la palette d’un artiste n’a enrichi d’une plus éclatante harmonie une page du Koran. On demeure presque confondu de surprise devant certaines compositions marines, d’une poésie, d’une puissance, d’une précision inimitables, et dans lesquelles le génie pictural et décoratif de Racim s’est donné libre cours ».
Franz Toussaint
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« Quelle vie de probité est celle de Mohammed Racim ! Ne doit-on pas lui rendre hommage, le citer en exemple à tant d’artistes qui, de nos jours, se contentent de l’ à-peu-près, se laissent gagner par la facilité ? Dans les compositions ravissantes de ce virtuose du trait, aucune imperfection dans le détail, tout est minutieusement construit, calligraphié, dessiné, façonné. Jamais une note discordante, une couleur sans rapports harmonieux ne viennent distraire l’œil, rompre le charme. Ces véritables joyaux, exquisément coloriés, sont une véritable fête pour les yeux, un éblouissement ! ».
Georges Martin
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« Ainsi, les pages les plus précieuses de Mohammed Racim sont des poèmes à la gloire de son pays. Il en aime le passé poétique et la vie traditionnelle. Il voudrait enrichir son présent de beauté et en effet il l’enrichit, par se œuvres et par son exemple. On peut saluer les symptômes d’une véritable renaissance de la miniature musulmane dont il est le promoteur ».
Georges Marçais
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Publié le 21/12/2008 à 12:00 par algerie360
Photo : bouquet de fleurs
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Natif de la Casbah d' Alger en 1896, dans une famille d'artistes qui lui a légué une tradition d'art et le nom "Er Racim" qui, en arabe, signifie peintre, Mohamed Racim est l'un des artistes algériens majeurs du XXe siècle. Influencé par la miniature persane et les décors de livres de l'Espagne musulmane, il va créer de toutes pièces la néo-miniature algérienne et connaitre une carrière brillante, illustrant notamment Nasr Eddine Etienne Dinet et composant des scènes tirées de l'histoire de l'Algérie, des fêtes traditionnelles, de la vie quotidienne, tout cela dans le cadre familier de la Casbah et tracera la voie à tous les jeunes qui aujourd'hui forment une nouvelle et dynamique Ecole de Miniaturistes.
Au lendemain de l’indépendance de l’Algérie(en1962), Mohammed Racim continue à œuvrer pour l’épanouissement de la miniature, à encourager ses disciples et à dispenser de précieux conseils. Il est, dès lors, conseiller du ministre de la culture dans ce domaine.
En 1975, sa fin tragique, à l’àge de 79 ans, a profondément touché le monde de la culture.
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K.B - Tassili Magazine n° 37 - Mars-Mai 2004